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Quality Advancement in Nursing Education - Avancées en formation infirmière

Translated Title

« Il suffisait de lui flatter la joue » : souvenirs et sentiments des infirmières en déficience mentale en Alberta, 1945-1975

Credentials

Geertje Boschma, PhD, RN

Professor

School of Nursing, University of British Colunbia

Abstract

Mental deficiency nursing evolved as a distinct, yet little known field of nursing education and practice in several countries during the twentieth century. In Canada it became a separate area of nursing in only one of its provinces, Alberta, and it was tied to one large institution, called the Provincial Training School for the care of developmentally disabled children and, eventually, also adults. This paper contributes to the history of mental deficiency nursing, currently called intellectual disability nursing, an existing specialty actively practiced in the UK and Ireland for example. Alberta’s program was established in 1933 and continued until 1973.

I examine this history through the lens of three mental deficiency nurses’ experiences of their education and work at the institution shared in an oral history interview. These nurses worked in the institution in the period after the Second World War. Their stories provide a unique perspective on a field of nursing work and education that grew increasingly controversial during the latter half of the 20th century when public debate arose over the institutionalization of people with developmental disability. Moreover, the institution’s entanglement within an active eugenics policy and practice maintained in the province of Alberta until 1972 added to the controversy. Their stories provide insight in the perceptions and emotions of mental deficiency nurses, experienced and remembered some sixty years later in an interview. I examine how the nurses took up this work and how their professional identity was depicted and changed, especially as public debate arose from the 1970s onward. The stories provide a unique micro-historical lens to explore larger social and cultural tensions over eugenics, disability, care and dependency, and over mental deficiency nurses’ work.

Résumé

Les soins infirmiers en déficience mentale ont évolué en tant que branche distincte, mais méconnue, de la formation et la pratique infirmière dans plusieurs pays au cours du 20e siècle. Au Canada, ils sont devenus une discipline séparée des soins infirmiers dans une seule province, en Alberta, et ils ont été liés à une grande institution nommée la Provincial Training School pour les soins aux enfants ayant des déficiences intellectuelles et, éventuellement, aux adultes. Cet article contribue à l’histoire des soins infirmiers en déficience mentale, à notre époque appelés soins infirmiers en déficience intellectuelle, une spécialité existante et activement pratiquée, par exemple, au Royaume-Uni et en Irlande. Le programme en Alberta a été établi en 1933 et s’est poursuivi jusqu’en 1973.

J’étudie cette histoire à travers l’expérience de trois infirmières en déficience mentale par rapport à leur éducation et leur travail à l’institution, partagés lors d’une entrevue orale. Ces infirmières ont travaillé dans l’institution à l’époque après la Deuxième Guerre mondiale. Leurs histoires offrent un point de vue unique dans un domaine de travail et d’éducation en soins infirmiers qui est devenu de plus en plus controversé pendant la deuxième moitié du 20e siècle, lorsqu’un débat public s’est ouvert sur l’institutionnalisation des personnes atteintes de déficiences développementales. De plus, l’implication de l’institution avec une politique d’eugénisme et sa pratique active maintenue dans la province de l’Alberta jusqu’en 1972 a alimenté la controverse. Leurs histoires offrent un aperçu des perceptions et des émotions des infirmières en déficience mentale vécues et racontées dans une entrevue 60 ans plus tard. J’examine la façon dont les infirmières se sont retrouvées à faire ce travail et comment leur identité professionnelle a été dépeinte et modifiée, surtout lors du débat public dans les années 70 et après. Leurs histoires offrent un point de vue microhistorique unique pour explorer les tensions culturelles et sociales envers l’eugénisme, les handicaps, les soins et la dépendance, ainsi que le travail des infirmières en déficience mentale.

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